Notre collectif a rencontré :
- le maire
- le sous-préfet
- le conseiller municipal au centre-ville
- la vice-présidente de Brest-Métropole-Océane et adjointe en charge de la prévention, de la tranquillité urbaine et de la propreté
Notons que la député n'a toujours pas répondu à notre demande d'entretien.
Suite à notre action depuis 2009, en particulier notre présence dans le Télégramme, Ouest France, le Courrier du Léon et France 3, les pouvoirs publics ont commencé à bouger :
- le maire a déclaré dans la presse, en décembre 2009, qu'il n'y aurait plus de soirées alcoolisées organisées dans les locaux de la mairie
- le préfet a pris un arrêté interdisant la consommation d'alcool le jeudi soir autour de la place de la Liberté
- le maire a pris un arrêté contre la vente d'alcool dans la nuit du jeudi au vendredi (au moment où les magasins sont fermés !) autour du centre-ville
- le sous-préfet a co-organisé avec la mairie, les associations d'étudiants, quelques bars et boîtes de nuit, des soirées ailleurs que sur la place de la Liberté. Invités à participer au comité de pilotage, nous avons décliné : l'objet de notre collectif est d'alerter les pouvoirs publics, pas d'organiser des beuveries. Le sous-préfet nous a invité à vivre à la campagne si on n'aimait pas vivre en ville (tapage, vente de drogue, etc.)
Les pouvoirs publics ont pris la responsabilité de dépenser l'argent du contribuable pour proposer des chartes de bonnes conduites, mettre en place la "Déambule", etc. dans une logique de
clientélisme malsain.
Notre pétition a été balayée d'un revers de main du maire et du sous-préfet, montrant ainsi leur mépris pour les citoyens, plus que leur surdité.
Aujourd'hui, où en sommes-nous ?
- Les arrêtés n'ont pas été reconduits.
- Les beuveries du jeudi soir (jusqu'au vendredi matin) ont repris de plus belle, avec toutes leurs conséquences (dégâts, tapage, image désastreuse, etc.)
- Le trafic de drogue est incessant sur la place de la Liberté et ses alentours et visible de tous de jours comme de nuit.
- De violentes bagarres sont fréquentes, y compris en pleine journée.
- La mendicité sur les marches est devenue normale.
- La mairie confirme (cf. page 3 du compte-rendu du Conseil Consultatif de 24 mars 2011) que des soirées alcoolisées sont organisées dans l'Hôtel de ville, contrairement à l'engagement public du maire.
Quelles suites donner ? Comme l'a montré le passé, seules des actions médiatiques fortes pourront infléchir l'attitude irresponsable des pouvoirs publics. L'ouverture de la saison électorale
pourrait donner un retentissement plus important à notre action légitime.
Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest
Les « rave parties » sont dépassées. Elles aussi avaient leur lot d’alcool, de drogues, d’accidents voire de morts. Elles avaient cependant un prétexte, peut-être même un but : se réunir
autour d’une musique, une musique particulière, la techno.



L'arrêté préfectoral contre la consommation d'alcool qui a pris effet en janvier dernier a été prolongé jusqu'en juillet 2011.