Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 13:34

Notre collectif a rencontré :

  • le maire
  • le sous-préfet
  • le conseiller municipal au centre-ville
  • la vice-présidente de Brest-Métropole-Océane et adjointe en charge de la prévention, de la tranquillité urbaine et de la propreté

Notons que la député n'a toujours pas répondu à notre demande d'entretien.

Suite à notre action depuis 2009, en particulier notre présence dans le Télégramme, Ouest France, le Courrier du Léon et France 3, les pouvoirs publics ont commencé à bouger :

  • le maire a déclaré dans la presse, en décembre 2009, qu'il n'y aurait plus de soirées alcoolisées organisées dans les locaux de la mairie
  • le préfet a pris un arrêté interdisant la consommation d'alcool le jeudi soir autour de la place de la Liberté
  • le maire a pris un arrêté contre la vente d'alcool dans la nuit du jeudi au vendredi (au moment où les magasins sont fermés !) autour du centre-ville
  • le sous-préfet a co-organisé avec la mairie, les associations d'étudiants, quelques bars et boîtes de nuit, des soirées ailleurs que sur la place de la Liberté. Invités à participer au comité de pilotage, nous avons décliné : l'objet de notre collectif est d'alerter les pouvoirs publics, pas d'organiser des beuveries.  Le sous-préfet nous a invité à vivre à la campagne si on n'aimait pas vivre en ville (tapage, vente de drogue, etc.)

Les pouvoirs publics ont pris la responsabilité de dépenser l'argent du contribuable pour proposer des chartes de bonnes conduites, mettre en place la "Déambule", etc. dans une logique de clientélisme malsain.
Notre pétition a été balayée d'un revers de main du maire et du sous-préfet, montrant ainsi leur mépris pour les citoyens, plus que leur surdité.

Aujourd'hui, où en sommes-nous ?

  • Les arrêtés n'ont pas été reconduits.
  • Les beuveries du jeudi soir (jusqu'au vendredi matin) ont repris de plus belle, avec toutes leurs conséquences (dégâts, tapage, image désastreuse, etc.)
  • Le trafic de drogue est incessant sur la place de la Liberté et ses alentours et visible de tous de jours comme de nuit.
  • De violentes bagarres sont fréquentes, y compris en pleine journée.
  • La mendicité sur les marches est devenue normale.
  • La mairie confirme (cf. page 3 du compte-rendu du Conseil Consultatif de 24 mars 2011) que des soirées alcoolisées sont organisées dans l'Hôtel de ville, contrairement à l'engagement public du maire.

Quelles suites donner ? Comme l'a montré le passé, seules des actions médiatiques fortes pourront infléchir l'attitude irresponsable des pouvoirs publics. L'ouverture de la saison électorale pourrait donner un retentissement plus important à notre action légitime.


Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest

Par brest_liberte
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 11:37

Nous avons souhaité publier le texte de la chronique de l'écrivain Danielle Sallenave au sujet des apéros-géants et de Facebook.

Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest

 

"La vogue des apéros-géants, même si elle est éphémère et certainement vouée à l’échec du fait des interdictions m’a quand même faire réfléchir à plusieurs choses.

Ce rendez-vous dit festif, bel euphémisme, réunit plusieurs milliers de jeunes à la suite d’un message lancé par Facebook sur internet. Un comique très connu disait il y a quelques jours à la télévision « je trouve ça génial ». Moi non, je regrette. Le dernier rendez-vous à Nantes a été particulièrement dramatique. Un jeune homme de 21 ans s’est tué en tombant de 6 mètres de haut, la tête la première avec 2,4 grammes d’alcool dans le sang.93 jeunes ont été conduits à l’hôpital dont 57 en état de coma éthylique. Je ne parle pas de la vision désolante des lieux au petit matin et du coût de la remise en état.

daniele sallenaveLes « rave parties » sont dépassées. Elles aussi avaient leur lot d’alcool, de drogues, d’accidents voire de morts. Elles avaient cependant un prétexte, peut-être même un but : se réunir autour d’une musique, une musique particulière, la techno.

Ici, aucun prétexte, une réalité crue, mise à nue crûment. Un sociologue le dit sans ambages : se rencontrer ainsi, c’est se rencontrer pour se picoler, picoler à mort, comme ça se pratique déjà au Royaume-Uni ou dans les rues de Rennes le samedi.

Le bon vieux apéro populaire, même s’il n’était pas si innocent que ça, a complètement changé de nature :

  • D’abord, l’apéro-géant n’est pas le prélude à un repas ;
  • Ensuite, il ne concerne pas un groupe d’amis ou de collègues de travail mais une masse énorme de gens qui n’ont absolument rien en commun, sauf leur âge (la vingtaine) et la manière dont ils se sont rencontrés : internet.


Le mot « picoler », c’est pareil, c’était comme le mot « apéro », un mot sympathique, bon enfant, dont on ne sait pas trop l’origine. « Prendre un petit apéro », après le boulot, « picoler », même « un petit coup de trop ». Tout ça n’est pas très méchant. Mais voir plusieurs milliers de jeunes qui se sont connus par internet se retrouver pour tomber raides le plus vite possible, il y a là quelque chose de proprement effrayant. Un rite moderne, sauvage, appuyé par la plus sophistiquée des technologies : internet.

Si on est désarmé devant cela, c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’ordre public mais de responsabilité pénale. Une interdiction générale ou locale sera sûrement nécessaire mais elle ne résoudra pas tout et elle sera mal comprise. Un jeune homme déclarait déjà à ce propos : « Eh bien. On va payer leurs retraites, alors qu’ils nous laissent vivre ». Cette note achève le tableau. Le principe d’une solidarité intergénérationnelle est mis en doute. L’incompréhension est totale.

Parce qu’il faut savoir ce que c’est que Facebook : c’est puissant et difficilement maîtrisable. Rien qu’en France, le réseau rassemble 15 millions de membres.
Bien sûr, on peut en voir le côté sympa, festif, génial mais regardez ce qui s’est passé en Argentine au début de mai : plus de 10000 élèves ont séché les cours sur un simple appel de Facebook. Est-ce qu’on n’est pas désarmés devant ça ? Est-ce que ça ne sera pas un petit peu inquiétant pour l’avenir ?
Mais non, vous allez voir, il y aura encore un sociologue de service qui dira : « oh, de tous temps, les élèves ont séché les cours ». Moi, ça ne me suffit pas. Ca ne me plaît pas trop de voir nos gosses, comme on dit, abandonnés aux séductions marchandes, aux mirages technologiques, au culte de l’argent.
"

 

Danièle Sallenave, mercredi 2 juin 2010 à 7h27 sur France Culture.

Par brest_liberte
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 19:20

Le collectif a tenu à réagir aux déclarations de Madame Nathalie Kosciusko-Morizet et de Messieurs Brice Hortefeux, Benoît Hamon et Pierre Cohen en les interpellant par une lettre ouverte :


20100531 7452 articleNous avons été étonnés et même choqués par vos propos sur les apéros-géants, surtout quelques jours après la mort d'un jeune.

En tant que riverains de la place de la Liberté à Brest, nous nous permettons de vous informer du déroulement de ce que l'on appelle aimablement un « apéro-géant » :

  • Entre 18h et 20h, les personnes convergent vers le lieu de rendez-vous, le plus souvent chargées de grandes quantités d'alcool (bières, alcools forts, mélanges de leur composition, etc.).
  • À partir de 22h, chacun commence à uriner où il peut (et où il veut)
  • Dès 23h, les premières dégradations de mobilier urbain et privatives commencent. Les bouteilles vides sont fracassées volontairement. Les premières bagarres éclatent, les chiens s'excitent, les services des urgences sont débordés.
  • Le spectacle continue de dégénérer jusqu’au petit matin dans un vacarme inouï.
  • Les moteurs des balayeuses municipales entrent alors en action, décourageant tout tentative des riverains de trouver enfin le sommeil.
  • Les commissariats de police sont débordés jusqu’en milieu de semaine pour recevoir les dépôts de plaintes.


20100531 7358 articleLes apéros-géants ne posent pas seulement un problème de consommation d'alcool et de santé publique mais pose aussi celui :

  • des nuisances pour les riverains et restaurateurs ;
  • des dégâts matériels causés par ces rassemblements ;
  • de l’insécurité pour les habitations : les effractions de portes d’entrée peuvent faire craindre des agressions et des départs de feu ;
  • du coût qu'ils occasionnent pour la collectivité.

Sur ce dernier point, la mairie de Brest annonçait dans le Ouest-France du 30 avril 2010 une facture de 53 000 euros. Chiffre invérifiable qui n’a pas été détaillé.
Le préfet de la région Pays de Loire indiquait jeudi 13 mai 2010 sur France 3 Bretagne un montant très supérieur à 100 000 euros comprenant les frais de nettoyage, de sécurité, d'assistance médicale.
20100531 6556 articleNous savons tous que ce chiffrage est bien en dessous de la réalité : il ne recense pas les portes d'entrée des halls d'immeubles fracturés, les vitrines cassées, le mobilier urbain détérioré, etc. qui doivent être remplacés ou réparés.

Votre déclaration nous choque d’autant plus que vous parlez d'encadrer ces manifestations. Pour nous, sous couvert de limiter les débordements, c'est une manière de les cautionner et d'en faire un acquis.
Vous faites en même temps appel au sens de la responsabilité des participants et organisateurs, ce qui peut sembler paradoxal.
Nous avons pu constater que les appels à la responsabilité des participants n'ont eu aucun effet sur les débordements précités lors des éditions passées.
À Saint-Pol-de-Léon, Morlaix, Lannion, Saint-Brieuc, Lorient, Dinan et Quimper, des maires ou des préfets ont tenté le dialogue et ont invité les organisateurs à les rencontrer. Prenant conscience de leurs responsabilités*, ceux-ci ont aussitôt renoncé et ont annulé leur projet.

 

Pour notre collectif, il est inacceptable :20100531 7374 article

  • de voir les politiques et les pouvoirs publics cautionner ces rassemblements et
  • de continuer à financer ce genre de manifestations lourdes de conséquences avec l’argent des contribuables.

 

 

Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest

 

* cf. version consolidée au 16 mai 2009 du Décret-loi du 23 octobre 1935 portant réglementation des mesures relatives au renforcement du maintien de l'ordre public

Par brest_liberte
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 21:12

Ivresse sur la voie publique 7362 034L'arrêté préfectoral contre la consommation d'alcool qui a pris effet en janvier dernier a été prolongé jusqu'en juillet 2011.

Rappelons qu'il interdit la consommation d'alcool à Brest sur la voie publique le jeudi soir dans un périmètre très restreint (cf. article pour plus de détails).

De fait, l'arrêté ayant été à peu près respecté, les débordements du jeudi soir ont été limités. On peut penser que c'est pour cette raison que la préfecture a décidé de le prolonger.

Mais devant le spectable pitoyable des individus qui boivent dans la journée sur l'espace public et face à l'efficacité de l'arrêté,

  1. pourquoi ne pas l'étendre aux autres jours de la semaine ?
  2. pouquoi ne pas l'étendre aux autres heures de la journée ? pourquoi uniquement en soirée ? pourquoi pas en journée ?
  3. pourquoi limiter la portée de l'arrêté aux seuls alentours de la place de la Liberté ?



Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest

Par brest_liberte
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 21:31

Voici quelques premiers chiffres sur l' "apéro géant" :Apero-geant 6431 blog

1 compagnie de CRS (soit environ 80 CRS)
50 secouristes
8 ambulances
1 poste de premier secours
1 espace de dégrisement
Tous les effectifs du Commissariat principal mobilisés
10 médiateurs

1 coma éthylique
4 gardes à vue
5 hospitalisations
8 procès-verbaux pour ivresse publique et manifeste
43 personnes soignées pour coupures par verre et trop plein d'alcool
1 main de policier cassée
1 gramme d'héroïne
1 place de la Liberté et ses alentours couverts de tessons de bouteilles
Des conteneurs et poubelles boudés par le public
Des bagarres
Des dégradations dans les immeubles
Des halls d'entrée transformés en urinoir
Des dizaines d'employés municipaux et leurs camions qui tentent de redonner sa respectabilité au centre-ville de 6h du matin à midi.
1 commissariat débordé par les plaintes pour dégradations
0 procédure mise en place pour se faire rembourser des dégâts

Mais :
1 mairie "soulagée"
1 sous-préfecture qui déclare "devoir subir un phénomène qui lui a été imposé" puis "avoir limité la casse".

3 questions :

Les autorités déclarent "subir", que c'était "vraiment moche".
Alors que chacun savait à l'avance que la soirée finirait mal, n'aurait-il pas été plus judicieux de convier l'organisatrice pour lui faire prendre conscience, comme cela a été fait à Saint-Pol de Léon, à Vannes, à Redon, à Nancy, etc. qu'elle devait annuler la soirée ?

Tandis qu'aucun chiffrage du coût n'a été avancé, qui va payer le prix excessif de cette soirée ? l'organisatrice ? les contribuables ? Les médias relayent des informations contradictoires sur le sujet.

Un nouvel "apéro géant" est annoncé pour le 30 avril : que comptent faire les pouvoirs publics ?

 

Le Collectif pour le Rétablissement du Droit, de la Salubrité et de la Qualité de Vie au centre-ville de Brest

Par brest_liberte
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